Le Québec Times

Rien, en politique, ne se résume facilement. Budgets, chartes, lois et même scandales et controverses sont fréquents dans une année typique d’un représentant du peuple. Avec un gouvernement conservateur à Ottawa et un virage a droite du Canada sur l’échiquier politique, le Québec est maintenant à la croisée des chemins. Pays indépendant ou province canadienne? Le peuple québécois a en effet de grands choix qui l’attende. Pour se faire, celui-ci devra être bien informé. Voilà justement le but du Québec Times. D’une façon claire, éthique et ferme, nous décrirons les différents enjeux dont devra débattre le Québec. Le Québec Times vous servira d’intermédiaire entre le monde politique et votre ordinateur, tablette et portable.

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ATTENTION! CAUTION!

Bon. C’est fait, les libéraux sont au pouvoir. Même si les sondages leur donnaient une avance démesurée, plusieurs se disaient qu’il était impossible que cela se concrétise. Les libéraux, 1 an et demi après avoir été ramené dans l’opposition, cause de soupçons de corruption et de mauvaise gérance des dossiers sociaux, ne pourraient jamais retrouver la confiance des électeurs. Après une campagne en vraie dents de scie, Philippe Couillard aura réussi son pari. Non seulement gagna-t-il la grande course nationale, mais a pris le temps, au passage, d’enlever le château fort péquiste de Roberval à Denis Trottier. Chez leurs principaux adversaires, la chef Pauline Marois perdu son siège au mains d’une femme pour le moins inconnue du grand public et méconnue du milieu politique. D’autres ministres se firent voler leur siège, dont Bertrand St-Arnaud. Bref, la défaite fut cruelle pour le PQ. Maintenant que le gouvernement est nouvellement élu, l’UPAC devrait en théories rendre public les noms des 11 personnes du Parti Libéral impliqué dans ce qui semblent être de la corruption de haut niveau. Malgré le profond problème éthique et moral que pose le séjour de Philippe Couillard en Arabie Saoudite ainsi que son compte de banque dans un paradis fiscal, le Québec doit maintenant accepter le choix du peuple, qui a pu choisir son gouvernement démocratiquement. Couillard hérite d’une grande responsabilité, une responsabilité qu’il ne devra pas prendre à la légère. Avec les nouvelles d’un député inconnu sous enquête de l’UPAC, le nouveau premier ministre hérite d’un énorme boulet. Non seulement un membre parlementaire du PLQ est dans l’eau bouillant, mais de plus, personne ne sait de qui il s’agit. Dans le cas où ce (ou cette) député(e) serait nommé ministre, le parti Libéral serait lui aussi dans l’eau chaude.

Malgré tout, la démocratie a parlé. Bien que la démocratie ne soit pas parfaite et que plusieurs ont commencé a critiquer le système électoral qui, avec raison, est perçu comme désuet, nous devons accepter et respecter la décision que le peuple québécois a pris. Même si les 4 prochaines années s’annonce difficiles, nous nous devons d’être courageux et intraitables sur les enjeux qui nous tiennent à cœur. Bonne chance, Dr. Couillard.

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Le cas 2014

Toute jeune, l’année 2014 fut une année importante en politique. Bien que plusieurs débats, dont ceux sur la Charte des valeurs et de l’aide médicale à mourir, aient commencé bien avant le 1er janvier, l’entrée en campagne électoral nous a permis d’en discuter plus longtemps. Alors qu’une pluie de candidats s’est abattue sur le Québec, les intentions de vote sont maintenant inversées. Avec le dernier sondage CROP pour LaPresse, les libéraux de Philippe Couillard sont aujourd’hui en tête des intentions de vote avec 39%. Pour le Parti Québécois, il s’agit d’une situation très inquiétante, lui qui avait un score de 40% lors de l’avant dernier sondage Léger. Plusieurs sondages, dont une firme de Toronto, nous indique même une majorité libérale sous Philippe Couillard. Alors que sortent ces résultats, le Parti Québécois brandit la Charte des valeurs et questionne sérieusement l’éthique des libéraux, eux qui doivent constamment composer avec de nombreux soupçons de corruption, dont notamment les finances du parti avec Marc Bibeau, ex-argentier soupçonné de fraude et les amis du chef Couillard. Que résultera de tout ces sondages, tout ces scores si volatiles compte tenu du fait qu’ils sont non-probabilistes et comporte un marge d’erreur importante? Sommes-nous entrain de nous diriger vers un gouvernement libéral ou, au contraire, un deuxième gouvernement péquiste qui fera fi de ses scores aux sondages? Il serait choquant que le Québec décide de retourner vers un gouvernement libéral après seulement 18 mois de gouvernement péquiste, mais comme nous le savons tous, la politique est une science très incertaine…

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La Presse et le PLQ

C’est bien connu, le Parti Libéral du Québec est plus souvent qu’autrement épaulé par le quotidien La Presse pour conquérir l’électorat. À travers l’histoire de la coexistence du journal et du parti, le PLQ fut le parti de choix du quotidien lors d’élections au Québec grâce notamment à l’influence du grand homme d’affaires fédéraliste canadien feu Paul Desmarais. L’ancien propriétaire du journal La Presse a souvent nommé sur le conseil d’administration de Powercorp, une entreprise qu’il possédait, des politiciens canadiens connus, dont Jean Chrétien. Lors d’événements dans sa demeure de Sagard, il était fréquent de voir les têtes dirigeantes du Parti Libéral du Canada tout comme celles du Parti Libéral du Québec, l’exemple le plus récent étant Jean Charest. Il n’y a là absolument rien de nouveau. Les journaux ont souvent une ligne éditorial connue du public, même si celle-ci n’est pas identifiée à un seul parti. Nous pouvons utiliser le journal Le Devoir comme exemple : ayant des tendances souverainistes et de gauches, le quotidien arrive en général à adopter une position critique envers un parti qui se retrouverait dans le tort. Aux États-Unis, le New York Times est souvent considéré comme un journal de centre, voir à la limite de centre gauche. Cependant, quelque chose d’assez particulier caractérise la relation de La Presse et du PLQ. Ayant pris sous son aile bien des politiciens issus du milieu libéral, Paul Desmarais pris possession du quotidien pour lui donner une ligne éditoriale fédérale. Nous avons pu constater à maintes reprises que La Presse appuyait le PLQ dans ses projets de loi, ses décisions économiques ainsi que politiques. Le problème est que lorsqu’un enjeux se crée, ou du moins refait surface, la position de La Presse est déjà connue sans que qui que ce soit au journal ne dise mot. C’est avec des yeux brouillés que les chroniqueurs émettent leurs point de vue alors qu’on ne les juge plus crédibles, faute d’impartialité lors de moments où cette qualité était nécessaire.

Les chroniqueurs les plus connus ont à maintes reprises critiqué des positions aux antipodes avec les leurs, parfois d’une manière cachée pour reconduire les pensées d’un lecteur indécis ou perdu dans un courant social-démocrate dans le droit chemin. Bien entendu, les hommes et femmes qui désirerait s’aventurer dans le quotidien doivent s’attendre à une certaine prise de position, sans quoi il n’aurait pas plus d’un seul journal. Le problème est que le vent souffle bien trop souvent du même côté. Prêts à défendre l’indéfendable, ils s’arment d’arguments parfois douteux pour arriver à leurs fins.

Nous avons pu remarquer, lors des élections municipales, dans un éditorial d’André Pratte, l’appui qu’a manifester La Presse pour celui qui deviendra le futur maire de Montréal, Denis Coderre. Alors que se démarquait Mélanie Joly, jeune, dynamique et ayant les mains propres de toute association avec des gens douteux, Coderre s’entourait de la même équipe que Gérald Tremblay. À noter qu’en plus de Richard Bergeron, qui proposait un programme plus qu’intéressant et une connaissances absolue de la ville et de ses (projets de) lois, Marcel Côté, économiste réputé, désirait prendre les rennes de la ville le temps d’un seul et unique mandat que pour assainir les finances de la métropole québécoise. L’argument de choix lors de l’appui à Coderre fut principalement qu’ayant été député de Bourassa pour le parti libéral du Canada, celui-ci aurait l’influence et la force nécessaire pour argumenter avec Ottawa et ainsi accomplir de grandes choses pour la ville de Montréal. Un autre des critères de maire idéal selon Pratte était de n’avoir aucun lien avec le crime organisé et la corruption. Cependant, l’équipe Coderre était bourrées de «liens». Le fait est qu’après un peu plus de trois mois, Denis Coderre est forcé de laisser tomber la bataille avec le gouvernement fédéral faute d’influence et de force. La première grande déception se passe dans le premier tiers de l’an 1. Coderre n’a évidemment pas les capacités que lui ont attribués le quotidien de Gesca. Cependant, Coderre représentait les libéraux, l’opposition à la charte des valeurs et un virage vers le néo-libéralisme, malgré les discours vides de sens, utilisant des mots à l’allure politique pour bien paraître alors qu’il n’en connait pas nécessairement la définition réelle. Coderre était le candidat le plus connu et fut donc l’élu des Montréalais, qui votèrent sans véritable compréhension de la situation montréalaise où une association est bien plus qu’un simple sophisme.

Le fait est qu’après un peu plus de trois mois, Denis Coderre est forcé de laisser tomber la bataille avec le gouvernement fédéral faute d’influence et de force.

Bref, tout ceci nous mène à une rencontre entre libéraux et André Pratte dans un colloque à la mémoire de Claude Ryan, organisé par le think tank l’Idée Fédérale, fondé par nul autre qu’André Pratte lui-même. Les honorables invités de ce joyeux événement ne fut nul autre que Brian Mulroney, Jean Charest et Philippe Couillard, qui fut tous assis autour de Pratte. Bien évidemment, une telle chose n’a rien d’illégale, n’empêche qu’on se doit, en tant que citoyens d’un régime démocratique, de poser quelques questions. À les voir tous assis autour d’une même table, on peut vraiment se demander jusqu’à quel point André Pratte respecte son devoir de journaliste. Certes, il s’agit ici d’un éditorialiste, reste que le scénario est étrange. À défaut d’être candidat pour le PLQ, André Pratte critique tout de même la CAQ, un parti fédéraliste, alors que celui-ci amène des idées innovatrices et un vent de fraîcheur en matière d’intégrité, même si ses députés cherchent l’attention qui leur manque depuis le début du débat portant sur la charte de la laïcité. Si Pratte est sévère avec la CAQ, il faut dire que sa cible principale est le PQ, l’adversaire de toujours du PLQ, il n’y a là aucune surprise.

De plus, les organisateurs semblent avoir oubliés que Claude Ryan eu a un certain moment, un vrai flash souverainiste, qui pu ressembler à ce que pensais Daniel Johnson à propos de l’avenir du Québec dans le Canada. Le moment indépendantiste de Ryan est très bien détaillé dans le blogue de Jean-François Lisée (http://jflisee.org/le-moment-independantiste-de-claude-ryan/). C’est donc dire que l’Idée Fédérale ne sont peut-être pas les caractères à mettre en gros et gras lors de l’événement. Bref, une certaine incohérence règne au PLQ, possiblement par manque de lucidité politique…

 

Choix de Denis Coderre (André Pratte pour La Presse) : http://www.lapresse.ca/debats/editoriaux/andre-pratte/201310/31/01-4705959-denis-coderre-a-la-mairie.php

Photo «tweeté» par @RichardHognard

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Le Sénat se dirige-t-il vers un autre scandale des dépenses?

Une enquête de la Canadian Broadcasting Corporation portant sur les derniers mois de l’année 2013 indique des dépenses considérables concernant le transport de trois sénateurs conservateurs nommés par Harper. Don Meredith, Scott Tannas ainsi que Donald Plett, de Ontario, l’Alberta et le Manitoba respectivement, ont semble-t-il étés les sénateurs ayant le plus dépensé dans les derniers mois, alors que la controverse portant sur les dépenses de trois autres sénateurs faisait rage à travers le pays. Scott Tannas est le plus dépensier, avec une seule paire de billet d’avion de première classe à 12 000$, pour ensuite se retrouver avec un total de 25 000$ en un mois, uniquement en déplacements. M. Tannas a affirmé qu’il était encore un petit nouveau au Sénat, alors qu’il a été nommé sénateur au printemps 2012, ce qui fera bientôt deux ans. Alors que Tannas a voté pour la suspension de ses collègues conservateurs, ce n’est pas le cas de Donald Plett. Ayant dépensé près de 12 000$ en transports entre Landmark, Manitoba et Ottawa en seulement quelques mois. Celui-ci avait décidé de voter contre la punition infligée à ses collègues, une décision qui pourrait lui éclater en pleine face si l’opposition décidait de bien jouer ses cartes. Quant à Don Meredith, un pasteur de la grande région de Toronto, celui-ci s’avère être le sénateur le moins dispendieux des trois aux yeux des payeurs de taxes. Un billet d’avion en classe affaires qui coûte entre 1 100 et 1 400$ est comparable à celui de Donald Plett. Le problème réside dans le fait que Meredith réside à Toronto, et que Toronto n’est qu’à environ une toute petite heure d’Ottawa en avion. De plus, le coût d’un billet d’avion en classe économique entre les deux grandes villes de l’Ontario varie aux alentours de 400$.

Les sénateurs affirment avoir suivi les règles de l’art, et que ce sera à leurs collègues chargés du dossier de déterminer si leurs dépenses sont non-seulement réglementaires mais aussi une façon justifiable de dépenser l’argent que paient en impôts les Canadiens. Toutefois, il est important pour ces sénateurs de comprendre qu’en pleine période d’examen et de scandale à propos de dépenses de leurs collègues conservateurs, ce genre de dépenses n’auraient pas dû avoir lieu. Stephen Harper doit se mordre les doigts de ne pas encore avoir aboli le Sénat. Alors que les tories sont déjà en conflit interne majeur à propos du sort que l’on réserve aux sénateurs fautifs, ce nouveau rapport vient jeter de l’huile sur le feu, ce qui n’était vraiment pas nécessaire.

Meredith Tannas Plett
Les photos ici montrées sont la propriété du Sénat, qui sont retrouvables sur son site web : http://www.parl.gc.ca/SenatorsMembers/Senate/SenatorsBiography/ISenator.asp?Language=F

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Me Denis Gallant devient l’inspecteur général de Montréal

Alors que la commission Charbonneau est encore en branle, son procureur principal, Me Denis Gallant, sera recommandé par Denis Coderre pour devenir le premier inspecteur général de la ville de Montréal. Ce dernier disait vouloir donner aux Montréalais un inspecteur général «avec des dents», ce qui ne semble pas manquer chez Gallant, un vrai chien de garde à la commission Charbonneau. Selon M. Coderre, l’inspecteur général pourra rentrer dans tout les bureaux ainsi que la possibilité d’annuler des contrats s’il en juge le besoin. Rappelons que le mandat de l’inspecteur général est non-renouvelable et d’une durée de 5 ans. Il pourra décider d’annuler ou de suspendre certains travaux et touchera un salaire de 260 000$.

Il est pertinent de se demander, comme Isabelle Richer de la SRC l’a fait, si Me Gallant quitte au moment opportun la CEIC. Alors que Denis Coderre cherche un inspecteur général et peut-être même arrêter la constante éclaboussure des partis libéraux du Québec et du Canada, un Denis Gallant ayant «avec des dents» viendrait surement ralentir la commission Charbonneau. Cela révèle bien sûr d’une simple hypothèse.Image

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